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Coupe du
monde 2006
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Voici les résultats des
championnats du monde par équipes de judo (16-17 septembre - Bercy).
Par WILLIAM MONTJEAN
De Sports.fr
Compétition masculine (17/09)
Finale:
Géorgie bat Russie 4 victoires à 3
1/2-finales
Russie bat France 4 victoires à 3
Géorgie bat Corée 4 victoires à 3
Troisièmes places:
Corée bat Japon 4 victoires à 3
France bat Ukraine 6 victoires à 1 |
Compétition féminine (16/09)
Finale:
France bat Cuba 4 victoires à 0
1/2-finales
Cuba bat Chine 5 victoires à 1
France bat Japon 4 victoires à 2
Troisièmes places:
Chine bat Slovénie 4 victoires à 0
Japon bat Corée du Sud 4 victoires à 0 |
Des Bleues triomphantes !
Pour la première fois de leur histoire, les
judokates françaises sont devenues championnes du monde par équipe. L'événement
s'est déroulé samedi au Palais omnisport de Paris-Bercy où les Bleues ont
triomphé en finale de Cuba 4-0, après avoir réussi une autre performance, celle
d'avoir sorti le Japon, tenant du titre, en demi-finale (4-2).
Les Françaises étaient irrésistibles.
Cette victoire marquera les esprits. S'offrir dans
la même journée le Japon, tenant du titre, puis Cuba, deuxième de la dernière
édition, pour monter ensuite sur le toit du monde, relève de l'authentique
exploit. Surtout lorsque l'on voit avec quelle manière les Françaises ont dominé
ce championnat du monde par équipes, terrassant samedi en finale les Cubaines
par 4 victoires à zéro, après s'être débarrassé des Nippones (4-2). Au 1er tour,
les judokates s'étaient acquittées d'une formalité en écartant les Slovènes 5-1.
Jossinet, La Rizza, Harel, Decosse ou Morlot ont donc triomphé devant leur
public de Bercy pour une grande première dans cette compétition par équipes dont
le meilleur résultat était une deuxième place décrochée en 1998. Cette
performance de haute volée nourrit évidemment beaucoup d'espoirs pour les
grandes échéances à venir, à savoir les championnats d'Europe en 2007 et les
Jeux Olympiques dans deux ans à Pékin.
Deydier aux anges
Ce titre revient aussi en partie à Brigitte Deydier, arrivée il y a à peine un
an à la tête de la Direction technique nationale. L'ex-championne du monde a
notamment su créer se "super groupe" comme l'a souligné Frédérique Jossinet qui
avait jusque-là tout connu, ou presque, en sélection.
"C'était une équipe en forme et déterminée. Le fait que les filles soient
chercher leurs entraîneurs pour les faire monter sur le tapis avec elles après
la victoire prouve qu'il existe une vraie osmose", confirmera Deydier. Un état
d'esprit que les garçons, en lice ce dimanche, ne manqueront pas d'afficher
pour, peut-être, un nouveau bonheur.
Un bronze de consolation
Après l'or des filles, le bronze pour les garçons.
Le judo français aura été à la hauteur de sa réputation ce week-end à Bercy à
l'occasion des championnats du monde par équipes. Les Français, éliminés en
demi-finale par la Russie après avoir sorti le Japon à la surprise générale, ont
réussi à se remobiliser pour s'adjuger la médaille de bronze aux dépens de
l'Ukraine. La Corée prive le Japon du deuxième bronze alors que le titre mondial
revient à la Géorgie qui a dominé la Russie en finale.
L'équipe de France masculine n'aura pas réussi à faire aussi bien que son
homologue féminine, à Bercy aux championnats du monde par équipes. Et pourtant
les Bleus n'ont pas démérité. Au contraire, ils avaient même créé la sensation
en éliminant en quart de finale des Japonais favoris pour la victoire finale.
Après une entame de tournoi idéale contre l'Océanie marquée par sept victoires
par ippon en sept combats, les hommes de Patrick Rosso n'allaient faire aucun
complexe face à l'armada nipponne.
En moins de 60 kilos, Cyril Soyer avait mis la France sur de bons rails en
s'offrant le scalp du triple champion olympique Tadahiro Nomura, battu par waza
ari. Benjamin Darbelet et Daniel Fernandez apportaient ensuite leur écot face à
Kiroyuki Akimoto et Masahiro Takamatsu puis Anthony Rodriguez arrachait le match
nul en moins de 81 kilos, face à Takashi Ono. Finalement, c'est Frédéric
Demontfaucon qui donnait la victoire grâce à un ippon sur le vice-champion
olympique Hiroshi Izumi.
La Géorgie au sommet
Une victoire qui pouvait donner des ailes à l'équipe de France. Ou entraîner une
certaine décompression au moment d'affronter la Russie pour une place en finale.
Cyril Soyer, tellement précieux contre le Japon, était ainsi surpris par Ruslan
Kishmakhov et s'inclinait par waza ari. Les excellentes performances de Benjamin
Darbelet et de Daniel Fernandez, respectivement vainqueurs de Mikhail
Verkholantsev et de Salamu Mezhidov redonnaient l'avantage à la France. Mais les
Russes recollaient puis repassaient devant grâce à Dmitry Nosov qui dominait
Alain Schmitt puis à Ivan Pershin contre Mehddi Khaldoun. Le suspense était
entier quand Frédéric Demontfaucon, aligné pour le coup en moins de 100 kilos,
égalisait pour les Bleus en battant le champion d'Europe Ruslan Gasymov. Mais la
Russie sortait alors son atout maître, le vice-champion olympique et du monde
des lourds, Alexander Mikhaylin qui était supérieur à Ghislain Lemaire et
éliminait la France.
La déception passée, il restait aux Tricolores à se remobiliser pour ne pas
repartir bredouille de Bercy. Ce que les Japonais ne parvenaient pas à faire, se
faisant priver du deuxième bronze par la Corée, les Bleus le faisaient
magnifiquement en disposant des Ukrainiens par six victoires à une, Frédéric
Demontfaucon prenant soin de rester invaincu à titre individuel au cours de
cette journée.
Pour la médaille d'or, c'est la Géorgie qui succède au Japon, sacré il y a
quatre ans. Les Caucasiens sont venus à bout des Russes, quatre victoires à
trois, confirmant ainsi leur statut de grande nation du judo.