Le
judo et les infidèles
Voici quelques
réactions :
Salut...
,
Mais
qui est infidèle à qui dans cette affaire ? Les jeunes à
leurs profs ou l'inverse ? Les municipalités ou autres
institutionnels aux profs et à leurs élèves ? Les profs
à la voie du judo ? La fédé aux profs ? Ou encore, la
fédé à la voie ? Les jeunes au judo et lequel ? La fédé
aux jeunes non compétiteur comme aux compétiteurs ? Les
compétiteurs à la fédé ? Les acteurs de la fédé entre
eux ? La compétition au plaisir de la pratique ?
L'esprit sportif à la discipline martiale ? Le fric à
l'éthique du budo ? Moi j'y perd mon latin... Ce que je
constate c'est :
- un certain malaise depuis longtemps entre certains
acteurs de la discipline (au point d'entendre certains
signaler qu'ils n'enseignent pas la même chose ; c'est
un peu malheureux d'en arriver là aujourd'hui faute
d'avoir eu un véritable débat bien plus tôt avec
certains profs que la fédé a négligé),
- dans pas mal de clubs la déperdition de la voie de la
souplesse (pour progresser toujours même dans la
chute) au bénéfice de la victoire à tout prix quitte à
s'égarer... à blesser son "adversaire ou partenaire", à
considérer certaines techniques ou attitude encore du
judo,...
Je pense que le remède essentiel aux maux évoqués
consiste avant tout à continuer ou à relancer (comme
certains judokas réputés le mettent en oeuvre, tant
mieux mais quelle temps de réaction) à enseigner et donc
à pratiquer (et notamment faire pratiquer en
compétition) selon les principes et les attitudes
originels. Cela changera au-delà des guerres intestines
de pouvoir et des infidélités parfois inévitables et
nécessaires, la figure des entraînements, des
compétitions et des résultats. Quitte à perdre des
"fidèles clients" autant s'attacher à conserver des
pratiquants de tout poil fidèles aux fondements de cet
art martial avant tout... Ceci suppose donc une tête de
réseau nationale garante de cela (à l'instar du Doshu en
aïkido, par delà les "écoles et les courants") et qui
peut-être pour se faire ressource davantage quoiqu'on en
dise à la source. Le reste comme l'organisation, les
moyens octroyés pour enseigner ou mettre en place des
compétions,... m'apparaît important mais d'un autre
ordre.
Salut
Rodolphe,
Je suis avec beaucoup d’intérêts les discussions qui
tournent autour de l’abandon de la pratique du judo et
j’écoute avec beaucoup d’attention tout ce que j’entends sur
le sujet.
Comme toi bien sûr je suis très déçu qu’un judoka délaisse
l’étude du judo.
Au risque de décevoir, je n’arrive pas avec la solution,
même si j’ai bien quelques propositions à soumettre qui
s’appuient sur l’expérience du « terrain » en l’occurrence
le club.
J’ai plutôt quelques réflexions, quelques analyses qui
amènent à se poser des questions qui, par contre, peuvent
peut-être alimenter la « Réflexion nationale de tous les
acteurs du judo sur la fidélisation » que tu appelles de tes
vœux.
Des réflexions d’abord:
Fidéliser… oui mais avant le comment demandons nous d’abord
sincèrement pourquoi ?
Si c’est pour faire du chiffre (dans tous les sens du terme)
cela ne m’intéresse pas. Je ne suis pas pressé de voir le
judo se hisser au rang du football en terme de popularité si
c’est pour y perdre notre raison d’être, « Eduquer » et non
exacerber les passions et les chauvinismes.
Si, par contre, c’est parce que l’on est persuadé que c’est
une réelle chance qui est offerte à l’individu de s’épanouir
et de s’intégrer dans une société que l’on peut contribuer à
rendre plus humaine… alors pas de problème.
Je suis étonné de constater la place que l’on accorde à la
compétition dans notre discipline. D’ailleurs toutes les «
solutions » avancées par les personnes qui ont réagi à ton
article se focalisent sur le nécessaire aménagement des
formules de compétition. C’est certainement une piste
intéressante à explorer, mais est-ce la seule?
S’est on inquiété de connaître le pourcentage de
compétiteurs sur les 560 000 licenciés que compte notre
fédération? Fédération qui elle même communique
essentiellement (à l’externe)par ce biais. Nous sommes en
droit et même en devoir de nous demander si ce n’est pas une
erreur. Bien sûr nous sommes une discipline qui rapporte des
médailles, les gens le savent, car les médias -surtout la
télévision– ne semblent se rappeler de notre existence qu’à
cette condition. Cependant combien de personnes pourraient
citer nos champions Olympiques… ne parlons pas de nos
champions du Monde ! Et pourtant notre vitrine médiatique
n’existe que par les résultats aux compétitions. «
Ptitbanzai » a bien raison, il va falloir qu’il s’accroche
le gamin s’il veut continuer à rêver à travers ses
champions!!
L’image de marque du Judo français ne se construit pas à
l’évidence sur les excellents résultats de son élite mais
bien plus sur l’aura éducative dont il jouit, auprès des
parents notamment.
Sans vouloir toutefois nous couper des médias et de leur
pouvoir exhorbitant, peut-être serait il judicieux de
repenser notre communication. La télé manque souvent
d’imagination, ça n’est pas nouveau… lorsque tu parles de
projets de judokas créatifs, c’est à cela que je pense.
Des questions ensuite:
Ne nous trompons nous pas lorsque nous n’envisageons le judo
qu’à travers le prisme de la compétition? Lorsque l’on se
gargarise du: « Le judo c’est plus qu’un sport ! » très bien
… mais encore! … Prouvons le, démontrons le ! Et soyons
cohérents, nous ne pouvons envisager le judo sous son seul
angle sportif et le modèle compétitif qu’il véhicule et
affirmer en même temps que nous sommes bien plus que cela !
Tout d’abord j’essaierai de ne pas tomber dans le travers de
« l’étiquetage » qui consiste à opposer les « compets » aux
« techniciens » comme si l’un était forcément exclusif de
l’autre.
Et pourtant, d’aussi loin que je me rappelle mes débuts en
judo (Cela fait tout de même plus de 30 ans) ce clivage a
toujours existé et qui trouvait même à s’exprimer à une
certaine époque (heureusement révolue aujourd’hui) en terme
d’appartenance. Il y avait d’un côté les sportifs et de
l’autre les artistes!
Cessons d’opposer les genres. Il y a le Judo voilà tout! ...
et cessons de vouloir le réduire à une expression.
Revenons à la compétition qui devrait constituer une étape
importante dans la vie d’un judoka qui aura eu la chance de
démarrer « jeune ».
Elle peut être (elle devrait être…) hautement formatrice,
...comme elle peut être destructrice.
Elle sera formatrice en ce sens qu’elle place l’individu en
face de ses responsabilités. (Prise de décision, gestion
émotionnelle et physique, apprentissage de l’effort, prise
de conscience de la relative fragilité de la victoire ou de
la défaite… humilité, modestie…) Cependant tous les
individus ne se présentent pas avec le même degré
d’autonomie ou la même capacité à gérer le stress de ce
qu’il convient d’appeler une épreuve. Certains semblent
armés pour l’affronter, d’autres auront besoin d’un
encadrement compétent pour remplir le rôle d’éducateur et «
modifier cet angle dans le regard » comme le rappelle
Emmanuel Charlot. J’ajouterai « pour modifier également
l’angle dans le regard des autres » (Notamment les proches,
parents, copains, mais aussi le public). C’est un challenge
difficile mais exaltant car on se dirige alors vers une
solution gagnant-gagnant même si elle semble en apparente
contradiction avec le terme de compétition classement.
J’espère avoir été clair dans mon propos, il ne s’agit pas
de discréditer la compétition, (je suis bien trop conscient
de ce qu’elle m’a aidé à construire) mais plutôt de la
replacer « dans sa juste dimension. »
Il semble en effet à l’heure actuelle que tout soit
assujetti au sportif, je devrais d’ailleurs plutôt dire aux
résultats sportifs. C’est une vision bien réductrice du
message que nous a délivré Jigoro Kano.
Ceci étant posé, je pense donc que la prévention pour lutter
contre l’abandon de la pratique du judo passe nécessairement
par d’autres approches.
Des propositions enfin:
(Elles s’appuient sur ce que nous mettons réellement en
pratique au club, elles n’ont pas la prétention d’être
exhaustives, encore moins originales, elles sont tout
simplement le témoignage de ce que nous mettons en œuvre
dans notre façon d’appréhender le judo)
- S’agissant des compétitions, nous mettons en œuvre depuis
de nombreuses années déjà(+ de 15 ans!) dans le cadre du
JCGR au niveau des plus jeunes, un système de classement
comparable à celui du tennis, qui permet aux enfants d’un
tour sur l’autre (Il y a 4 rencontres plus la finale sur la
saison) de monter ou de descendre de poules de niveau. Les
récompenses sont les mêmes pour tous évidemment, sans
distinction de poules. Ce système permet, outre un brassage
intéressant, de conserver la possibilité pour tous de
remporter des victoires…
- Le projet judo évoqué par Patrick Roux mérite en ce sens
toute notre attention. La redécouverte de la signification
profonde et de la raison d’être du randori dans nos clubs
m’apparaît fondamentale. Faisons –nous réellement Randori ?
L’utilisons-nous pour ce qu’il est réellement? ... c’est à
dire un moyen (et non un but en soi !) pour progresser, se
perfectionner (et pas seulement une fois encore, dans le but
d’améliorer ...ses résultats sportifs !).
J’entendais dire il y a peu encore, à l’occasion d’un mondo
provoqué dans le cadre d’un stage national d’enseignants : «
que c’est une question de culture, que les japonais savent
faire randori et qu’à part quelques heureux élus, nous
sommes, nous « occidentaux », incapables d’accéder au
randori, à son sens profond.
Si le judo est universel comme on se complaît à le proclamer
à la suite de son fondateur, il ne peut être question de
culture, mais plutôt d’éducation !
Alors oui, il ne suffira pas de décréter que l’on va faire
randori pour effectivement faire randori… une nécessaire
explicitation du but poursuivi, une réflexion sur les moyens
devra accompagner cette mise en œuvre. La pratique du
randori, la redécouverte de sa signification profonde, de sa
raison d être me paraissent effectivement incontournable.
- Provoquer des « mondo » à l’occasion de stages (Plus
facile à mettre en place qu’à l’intérieur d’un cours) est
enrichissant. Ne restons pas dans l’implicite, évoquer le
sens donné au judo en général et aux apprentissages en
particulier n’est pas dérisoire. L’effort mérite d’être
fait.
- Valoriser le judoka chaque fois qu’il démontre des
qualités judo(et pas uniquement sur le plan des résultats
sportifs ou même des participations sportives). Le judoka
qui s’implique dans la vie de son club (une foule d’actions
sont possibles tant sur le plan sportif qu’extra sportif
d’ailleurs) doit être salué. La valorisation de cette
implication ne doit en aucun cas être occultée ou même
minorée. Nous ne manquons pas par exemple de citer dans le
journal du club tous ceux qui par leurs actions ont concouru
à traduire en actes « entraide et prospérité mutuelle ».
Un autre exemple, « Le sportif de l’année » récompensé par
la mairie dans chaque discipline devant ses pairs n’est pas
obligatoirement celui qui a obtenu le meilleur résultat aux
compétitions (c’est un aspect pris en compte), mais celui
qui, selon nous, (nous avons des critères objectifs pour
cela, ... nous avons du moins la faiblesse de le croire) a
fait preuve de sa compétence à être qualifié de « sportif
»(et en ce qui nous concerne … de judoka !).
-Donner la possibilité de prendre des responsabilités… des
vraies. Cela peut se traduire par l’aide apportée dans les
cours des plus jeunes ou des moins gradés, par l’arbitrage,
l’organisation de réunions sportives (judo… mais pas
seulement!) ou résolument « festives ». Se sentir
véritablement utile est toujours gratifiant.
Je pourrai continuer à citer des tas d’autres exemples
concrets pour illustrer ces propositions mais ils ne
présentent véritablement d’intérêts que s’ils font l’objet
d’un échange dynamique. Tu as raison, il reste à réfléchir
ensemble à ce qui pourrait donner envie à nos élèves de
rester au sein du club même s’il est, bien entendu, utopique
et « dangereux » de vouloir conserver tout le monde.
Certains nous quitteront, parfois même... reviendront… ce
qui me paraît important, c’est que quelle que soit la raison
de leur « départ », ils soient « restés » des judokas pétris
de nos valeurs.
A + le plaisir de te rencontrer et d’échanger sur le sujet.
Cordialement,
Jean-Pierre
From:
"alliz" <alliz@nrj.com>(29
octobre 2003)
Bonjour!
Si vous le permettez, j'aimerais faire une petite critique
du judo français! Bon, c'est vrai que vous avez de grands
champions à l'image de David Douillet, Marie-Claire
Restoux, Cécile Nowak ou Stéphane Traineau, et que vous avez
une relève plutôt bien assuré lorsque l'on voit les
résultats d'Annabelle Euranie par exemple, mais comme le
remarque peu à peu la fédé entre autre avec son "projet
judo", le "judo" que vous appeler aujourd'hui "sport", c'est
indéniablement dégradé dans votre pays ! !
En fait, j'ai moi même commencé le judo en france, ou encore
immature et bien jeune, je le pratiquais normalement comme
tout le monde, puis je suis partie dans un pays voisin, et
je regrette, mais c'est la que je découvert le VRAI judo,
celui qui respecte les règles fondamentales de cet art
martial. Je peux pas me permettre de dire qu'aucun club de
judo français ne respecte les règles du judo, mais, ces deux
dernières années, je suis venue faire mes édutes en france
et je me suis donc entraîné dans l'un de vos club, assez
connu pour être une maison de champions ! Eh bien, permettez
moi de vous dire que j'y ai découvert une mentalité tout à
fait contraire à celle du judo ! Je suppose que vous
connaissez tous par coeur le code moral du judo, je n'ai pas
besoin de vous le rappeler, et bien, pour un club d'une
renommée comme celui-ci et qui l'avait comme tous affiché
dans son dojo, je n'ai jamais vu un tel manque de respect.
Tout d' abord, le respect et la politesse, ils connaissaient
pas du tout, ils ne saluent jamais Jigoro Kano en montant
sur le tatamis, ne vous saluent jamais pour vous inviter à
combattre, et en plus quand ils vous saluent c'est sans le
moindre respect, en regardant à côté, en parlant à leur
voisin, et pire encore, pour les combats au sols, ils ne
saluent même pas, ils se mettent directement sur le dos ! Et
en deux ans, j'ai jamais entendu des atrocités pareilles, un
jour le professeur à demander un l'un de ces élèves
compétiteurs de bien vouloir apprendre ces katas, celui-ci a
dit que ça ne servait à rien parce qu'il était compétiteur
et que les katas ne lui apporteraient rien en l'occurrence !
C'est déjà beau comme mentalité, j'espère que Maître Jigoro
Kano n'entends pas de tels propos d'où il repose. Le pire
c'est que le professeur, a répondu a cet élève, "tu crois
que les champions Japonais ne connaissent pas leurs katas?
Ils les connaissent par coeur". Eh bien, figurez-vous que
l'élève lui a répondu: "Je m'en fous, je
suis pas Japonais!" J'ai vraiment été choqué, mais il n'y a
pas que ça, hormis leur comportement, ils manquaient
totalement de respect envers leur professeur, se
permettaient de lui répondre. Et puis, il n'y avait aucun
échange possible, les Randori, c'était de la compétition,
ils sont là pour "s'assassiner" , se "faire bouffer le
tapis", pour reprendre leurs propres mots ! Jusque là, rien
ne me touchait vraiment, j'assistais à ce spectacle bien
désemparé et avec un sentiment de honte pour eux,et je ne
serais pas là en train de vous le raconter mais, un jour ce
comportement inadmissible m'a touché de plein fouet. Une
fille, à qui ma tête ne plaisait pas, m'a pris en randori
pour me détruire, elle l'a précisé à tous dans le vestiaire
avant l'entraînement... Petite précision, la fille en
question fait plus de 70kg!! et moi je suis une petite
-48kg... Je tiens les deux premières minutes du combat, elle
s'acharne et me balade dans tous les sens, et finit par me
coller un Tai-Otoshi juste en dessous du genou... bilan: je
me fais opérer du ménisque demain et des ligaments croisés
qu'elle à déchiré, à Noël. Ca gâche évidement toute ma
saison, et surtout le championnat national de mon pays que
je devais faire le mois prochain... Tout ceci, vous apporte
guère, peut être même que vous vous en foutez, mais moi ce
qui me poussent à vous raconter ma petite histoire, c'est
que j'ai rencontré une dame récemment qui m'a raconter
l'histoire de sa fille. Sa fille, faisait du judo, et les
entraînements étaient aussi du genre "t'es la pour gagner et
tu ne tombes jamais, t'as pas d'amis, que des ennemis, bref
t'es là pour tuer tout le monde!" Et elle aussi a un genou
de bousiller avec la pratique "à la française" du judo, et
aujourd'hui, vous savez quoi et bien elle a arrêté le judo!
Et moi, j'ai aussi arrêter de pratiquer du judo dans le club
français ou j'étais, non seulement parce que mon genou ne me
le permet plus mais aussi parce que cette mentalité m'a
vraiment dégoûté...
Tout ça pour vous dire que je pense que si la mentalité que
j'ai vu dan ce club est la même partout en france, ce que je
peux supposer vous l'histoire similaire qu'on m'a raconté et
qui c'es passé totalement de l'autre côté de la france, je
comprends que les jeunes décrochent ! Vous connaissez des
sports ou l'on va se faire démonter la tête à
l'entraînement parce que les autres veulent montrer qu'ils
sont les meilleurs?????
Je crois que le "projet judo" de votre fédération arrive à
temps, et j'espère pour vous qu'il réussira a remettre la
philosophie de Sensei Jigoro Kano au centre de la pratique
du judo français, parce que vous courez à la catastrophe.
C'est bien beau de vouloir faire des petits champions, mais
si il faut le faire en dégradant l'image et la philosophie
du judo c'est pas la peine. Aujourd'hui, j'ai l'impression
qu'il n'y a plus de respect pour Maître Kano, on "crache"
sur la technique, on ne pratique pas d'Uchi-Komi, il n'y a
que le "randori" qui compte... Je sais que personnellement
si je ne faisais pas du judo dans un pays voisin, j'aurais
décrocher du judo comme tant d'autres le font aujourd'hui
dans votre pays. C'est tout de même rassurant de voir que
certains se demandent pourquoi les jeunes fuient le judo, et
surtout de voir que la fédé se rend compte du fossé qu'il
s'est creusé entre la pratique originelle et celle
d'aujourd'hui ! Enfin, voilà, je voulais juste donner mon
avis et comme vous me donnez la possibilité de le faire,
j'en profite. Je veux juste encore préciser que même si tous
cela paraît très négatif, ça reflète ce que j'ai vu, mais je
suis tout de même persuadé que ce n'est pas le cas dans tous
les clubs français, alors j'encourage ceux-ci à continuer de
pratiquer le judo dans les règles de l'art. Je vous adresse
à tous mes sincères salutations.
Une jeune judokate.
Réponse d'Emmanuel
Charlot
(20 Août 2003)
Rodolphe bonjour !
Je souscris tout à fait à ta
proposition de proposer des circuits différents de
compétition - et je crois savoir que cette idée est dans
les têtes à la fédération. C'est d'autant plus une bonne
idée que les judokas de club, dans mon expérience, ont
surtout besoin de compétitions-référence, dans lesquelles
ils peuvent s'étalonner d'année en année. Le championnat
départemental, les 3e div. ou autres. Dans mon club
parisien, tous les élèves confirmés ont fait au moins
une fois "Paris-Kyoto" et les grands moments c'était quand
l'un d'eux parvenait à sortir de la poule ! Un autre
moment important pour ce type de public, c'est aussi les
passages de grade (en poules), moments forts pour des
judokas "ordinaires".
De mon point de vue, le
problème n'est pas de rendre la compétition facile pour
tout le monde (même si je viens d'agréer à l'idée de faire
des modèles de compétition plus accessibles, plus
enrichissantes...), mais de permettre aux élèves de se
situer dans le processus, de relativiser, de se sentir
gratifier par autre chose que la victoire obligatoire. Ils
ne se donnent pas tout à fait les moyens pour gagner le
championnat de France, ou même du département, mais ce
qu'ils font c'est bien aussi. Le judo est une discipline
structurante dans laquelle la compétition est nécessaire,
mais essentiellement comme une expérience à vivre. Des
judokas nourris au quotidien par l'entraînement au club,
où il se pratique un judo de qualité, avec des randoris
dynamiques et ouverts, déterminés par l'envie de
progresser, de passer enfin leur uchi-mata ou leur
balayage, peuvent aller en compétition avec autant de
modestie que de passion et vivre de beaux moments (il ne
faut pas perdre notre optimisme quant à la capacité du
judo à permettre à un bon technicien de club de marquer
quelques jolis ippons en compétition...). Ils peuvent
surtout se sentir satisfaits de leur pratique, à la
recherche du beau geste et du quelque chose en eux qu'ils
peuvent sentir évoluer au fil du temps et de
l'entraînement. Le judo c'est aussi cela. C'est aussi
exaltant, et difficile, que la compétition (qui fait
d'ailleurs partie de ce processus). Dans les clubs, les
pratiquants "modestes" se racontent aussi bien que les
plus ambitieux leurs hauts faits d'armes - les trois
combats gagnés sur un passage de grade, le "pion" marqué
au premier tour à un plus fort qu'eux...
Voilà. En résumé, sachons
"vendre" le judo pour ce qu'il est, une formidable
discipline de vie, une recherche sans fin (ni lassitude),
une discipline conviviale créatrice d'amitié, un moyen
merveilleux pour progresser sur soi-même. C'est un beau
programme. La compétition fait partie de ce processus à sa
juste place. Chacun devant la vivre en fonction de son
expérience : le championnat du monde pour Larbi
Benboudaoud, les interrégions pour un cadet qui a décidé
de s'y mettre cette année, le passage de grade pour celui
qui a découvert la discipline à trente ans et qui vise la
ceinture noire, ou d'autres événements que tu appelles
avec raison de tes voeux. Mais n'escamotons pas la
difficulté, car elle est inhérent à la compétition,
nécessaire à son intérêt. Sachons seulement expliquer que
l'échec n'est pas l'échec, mais une expérience réussie de
compétition, une avancée sur le chemin de la connaissance
de soi, des progrès. C'est une question d'angle dans le
regard.
J'ajoute que je suis, comme
toi, toujours un peu triste de voir "ceux qui aurait pu"
renoncer. Mais je pense que c'est un vrai risque que
courent les professeurs de concevoir une forme d'amertume,
d'être atteint affectivement par cela. Les gens s'en vont.
C'est comme ça. Ils ont toutes les raisons pour le faire,
bonnes ou mauvaises, et ce ne n'est même pas toujours
négatif. Il faut sans doute rester serein par rapport à
cela et se contenter, pour ce public, d'avoir su leur
donner des raisons de revenir. Et les quelques uns qui
restent, seront vraiment, comme nous, des gens marqués,
édifiés, par le judo.
Emmanuel Charlot
Réponse de Patrick ROUX
(28 mai 2003)
Salut RODOLPHE,
J'ai bien aimé ta chronique intitulée "Le
judo et les infidèles". Je travaille actuellement sur un
projet avec Didier JANICOT, Fabien CANU, Jean Luc ROUGE,
Emmanuel CHARLOT, Yves CADOT, Pierre JAZARIN, Serge
GUEMARD. Nous avons nommé ce projet : PROJET JUDO !
Il reprend à peu près les problématiques
que tu traites dans ta chronique:
-Le judo n'est il fait que pour gagner des
médailles ?
-Peut on encore se faire plaisir en faisant
RANDORI ?
-Comment retrouver les procédures qui
permettent de rassembler différentes générations de
judokas sur un tapis et de leur faire faire ensemble un
judo de qualité, sans risque de blessure.
-Mais encore comment organiser la
transmission des connaissances des anciens vers les plus
jeunes.
-Comment valoriser la culture judo et
montrer qu'elle véhicule du sens pour la jeunesse
d'aujourd'hui ?
-Comment retrouver les idées de J. KANO en
terme de projet éducatif et social ?
Nous allons faire le tour des régions dans
les prochains mois pour animer des séances de RANDORI
souples et ouverts avec les profs, les ceintures noires,
les hauts gradés, les cadres techniques, les dirigeants.
Ces séances seront suivies de MONDO sur les sujets listés
plus haut:
-le judo à quoi ça sert et quel rôle peut
il jouer dans l'éducation aujourd'hui...
Nous avons aussi besoin de professeurs qui
seraient intéressés pour amener leurs savoirs faire, leurs
expériences, leurs réflexions...
Je te propose donc une rencontre à l'INJ;
Tu peux me recontacter sur mon E-mail ou sur mon tel
portable
A bientôt, et je suis impatient de lire ta
prochaine chronique,
Cordialement,
Patrick ROUX
De:
"Patrice ROGNON" <
patrice.rognon@wanadoo.fr >
Je me refuse à penser,
que les structures Pole ESPOIR ou FRANCE constituent des
raisons objectives à l'abandon de notre activité par les
jeunes. Au contraire, ces structures sont des outils
performants pour des jeunes désirant réaliser leur double
projet "Etudes et Sport".
Vous avez souligné à
juste titre que le Haut Niveau est réservé à un "petit
contingent" de notre population. Entre parenthèses ces
structures ne sont pas des usines à champion.
L'épanouissement des jeunes constitue la priorité des
responsables.
Si la fédération ne peut
tout gérer, sachez que les O.T.D non plus.
La fidélisation de notre
"clientèle" passe d'abord par la base de la pyramide c'est
à dire le club. Il est vrai que beaucoup de cadets,
juniors décident d'arrêter. Surtout dans les clubs ruraux
où le passage en seconde signifie l'arrêt de l'activité.
La balle est donc dans
le camp des clubs et à l'imagination du couple "élu-
enseignant".
P.R
From:
Ptitbanzai@aol.com
Cher rodolphe.
C'est souvent avec fierté que l'on nous dit: "en France
chaque année il y a dans le judo un processus de tournus qui
fait que 100 ou 200 000 gamins arrêtent leur pratique MAIS
qu'ils sont aussitôt remplacés par 100 ou 200 000 autres.
Que faire alors pour garder dans notre discipline un petit
pourcentage de ceux qui arrêtent en continuant toujours
t'attirer le même nombre ou plus d'arrivants ????
Notre discipline, à mon sens fonctionne en dans l'anonymat.
Imaginer dans une cours de récréation un groupe de 4 gamins
discutant de leur passion.
Il va y avoir le petit footeux qui va pouvoir parler de
Zidane qu'il a vu la veille sur Tf1 ou de Lizzarazu sur
Canal + et même de son cousin éloigné qui joue en 2ème div à
Rouen qu'il aura vu sur Eurosport.
Il y aura le petit basketteur avec son maillot de Parker qui
envisage de s'acheter les Nike Air Jordan
.Le petit tennisman après avoir suivi depuis juin , Rolland
Garros, Wimbledon , Flushing Maedow où il n'a pas pu trop
s'identifier aux francais ( peu en verve) , mais de toutes
façon il adore Andy Roddyck, Agassi et Kuerten avec un petit
faible pour Kourtnikova qu'il aperçoit dans les magazines et
les publicités , et pourra tout de même renforcer son
espérance nationale durant la fin de l'année quand les
français brillent généralement en Coupe Davis.
Et même le petit pratiquant de handball va y aller de ses
commentaires sur l'équipe locale que son père emmène voir un
week end sur deux à la salle omnisport. Et qui suit les
matches à l'extérieur sur Sport +.
Et le petit judoka dans tout ça. Il va pouvoir parler de
Larbi , de Jossinet qui a fait trembler le monument Japonais
Tamura etc... MAIS SEULEMENT CETTE SEMAINE , car il vient
d'y avoir les championnats du Monde et qu'il y a eu une
petite couverture médiatique et encore sur le câble ou tard
dans la nuit sur France Télévision. Et le restant de l'année
il va écouter ses petits camarades et avoir plus d'intérêt
pour une autre discipline qu'il
pratiquera
l'année suivante.
Vous me direz," il s'en sort bien il aurait pu pratiquer la
lutte, l'escrime "ou que quand il prend part à une
compétition on ne lui donne pas une aspirine et un guronsan
comme au petit cycliste [ humour].
La chance que peut avoir ce petit judoka, est d'avoir dans
son club un professeur passionné , motivé où de son
enseignement ressort un engagement personnel , des
démonstrations clairs et efficaces qu'il cherche a voir
réalisées par ses élèves sans fausses complaisances
nuisibles et dangereuses à la pratique future du jeune.
Je m'explique: L'enfant n'est pas dupe et si lorsqu'il
effectue une technique il n'a pas le sentiment que son
mouvement a l'amplitude souhaitées et que son professeur lui
assène des :" c'est très bien " et ne corrige jamais ses
erreurs, son geste ne lui procura pas le plaisir de la
projection mais le sentiment d'un sac de patates qui
s'écroule sur ses mollets. On pourrais comparer la
projection au gymnaste qui n'arrive pas à effectuer le salto
avant sur un gros tapis, mais que le copain du club voisin
maîtrise ou pire un novice au cours de gym à l'école.
Nuisible car il va se lasser sa pratique ne lui procure pas
assez d'émotions. Et que l'on ne me sorte pas l'argument de
l'age ou 'j'envoie les réfractaires sur une rampe de
skateboard voire ce que les enfants sont capables de
réaliser avec des rollers, en skate ou en BMX (vélo).Des
Figures cents fois moins difficiles qu'un seoi nage ou qu'un
uchi mata maîtrisé.
Dangereuse car le professeur qui n'osera pas rectifier
l'uchi komi mal fait de son poulain aussi jeune soit-il
s'expose à des risques de blessures d'une pratique
traumatisante pour l'articulation. A moins que le professeur
ne détienne lui même pas la forme du mouvement. Ou qu'il ne
sache programmer ou décomposer la progression de la
technique.
Malheureusement je crois que le problème se situe par là. Le
brevet d'état option est un diplôme que n'importe qui peut
obtenir sans difficultés. Et secondo pour beaucoup
d'enseignant le judo est seulement un gagne pain et le cours
une garderie avec des clients.
Concernant l'option judo du brevet d'état. L'examen et la
notification sont fait de telle manière que l'on peut glaner
des points sur la théorie (les épreuves écrites ou orales),
sur la démonstration judo où l'on arrive à peu près à
reproduire les techniques demandées, avoir une petite
expérience en jujitsu , mais ne pas savoir réaliser une
seule technique avec un geste parfait. Je tire cet exemple
de mon expérience personnel où j'ai vu lors de l'épreuve de
judo un futur BE avoir une très très bonne note, parce qu'il
avait réussi à faire toutes les techniques demandées en judo
debout, au sol et en jutjitsu. Que sur la technique tirée au
sort ( parmi un demi douzaine que l'on connaît avant
l'examen), il s'était rappelé des différentes démonstrations
en croix, en contre, dans l'attaque etc... Seulement c'est
du part coeur le fond est réalisé mais il fallait voir la
forme de technique effectuées les fesses en arrière, une
ouverture inexistante ...Résultat un 19 pour un jeune homme
qui n'a pas confondu hara gatame et je ne sais quoi qui a
vaguement fait o tsuri goshi... Mais ce jeune homme dans
son futur club lorqu'il démontrera les techniques , les
enfants n'auront que lui comme forme d'apprentissage
vicariant. Malgré tout il avait également eu de très bonnes
aux écrits ,il a été l'un des premiers de cette promotion
mais le judo est un sport complexe et technique et on doit
pas se limiter à envoyer à des enfants des gens qui ne
maîtrise pas les fondamentaux du judo.
C'est sévère mais je pense qu'aujourd'hui la fédération a
suffisamment de demande de professeurs pour pouvoir élever
et modifier l'attribution de son diplôme d'état.
Et de plus de se doter d'un droit de regard et
d'intervention sur les professeurs leur diplôme obtenu.
En effet, pour beaucoup il s'agit d'un moyen lucratif et
toute la déontologie, tacite certes, apprise de
l'apprentissage disparaît le fameux sésame en poche. Et que
voit on dans les clubs même les plus prestigieux se dotant
d'athlète de haut niveaux et incapables d'en former
eux-mêmes une course aux adhérents, avec de très jeune
professeurs, qui font leur séance comme à ouvrier à la
chaîne. Sachant que les adhérents qu'ils perdent seront
remplacés par d'autres l'année d'après, le judo ayant une
bonne image pédagogique pour les parents.
From:
"Pierre STIEGELMANN" <stiege-p@paris-valdeseine.archi.fr>
Sur ce sujet nous sommes nombreux a trépigner d'impatience.
Une fois
encore, la solution, la seule (s'il y en a une), c'est le par équipe et ce
dès le plus jeune age, et ce dès le niveau départemental. Je ne suis pas
le
premier a exprimer cette évidence, d'autres, au plus haut niveau, l'ont
déjà énoncé. Pourtant, rien n'est fait dans ce sens. Tout le monde semble
s'accorder à reconnaître que l'avenir du judo "c'est le par équipe", de la
base au sommet, (ce qui, entre nous, revient à renouer avec le judo des
origines), mais l'autorité manque pour imposer cette évidence salutaire.
Il
y a là une forme de passéisme, (dans le mauvais sens du terme), des plus
néfaste. On dort.
From: jean-claude.carrere@cnes.fr
Bonjour,
Votre article sur l'infidélité au judo (et au club) des
jeunes cadets et juniors m'a beaucoup intéressé.Je suis
moi-même non-judoka (ancien rugbyman) mais père de 3 garçons
qui pratiquent le judo en compétition :
- Jérémy a commencé à 6 ans. Il a 20 ans aujourd'hui et est
2ème Dan.
- Jonathan a commencé à 7 ans. Il a 18 ans (donc Junior) et
est 1ère Dan.
- Julien a commencé à 7 ans le judo, puis a fait du
Tae-Kwondo pour revenir vers 9 ans au judo. Il a 15 ans
(donc Cadet) et est ceinture Marron. Leurs cursus sont un
peu différents : Mon fils aîné a eu assez rapidement des
résultats et a intégré une filière Pôle Espoir à Toulouse
qu'il a dû quitté par suite de difficultés à mener de front
une intense activité judo et ses études. Le second a quand à
lui été obligé de s'arrêter pendant un an pour raisons de
santé et a eu un peu de mal à revenir à son niveau quand il
a repris. Néanmoins bon judoka il a aussi intégré la filière
Pôle Espoir à Toulouse qu'il a quitté cette année à cause de
la réorganisation de ces filières qui font la part belle aux
cadets. Sans vouloir être prétentieux, ces nouveaux
partenaires (cadets 1ère année) n'étaient pas assez solides
pour un junior 3ème année de 73kg. Le dernier n'a pas
bénéficié du groupe qui existait au départ pour chacun de
ses frères dans le club (4 à 5 jeunes compétiteurs de leur
âge) et, sans ces partenaires variés et motivés, il n'a pas
(encore) atteint le niveau de ses frères. Cette saison ils
ont tous les trois changés de club pour signer dans un club
très performant au niveau compétition (le Stade Toulousain
pour ne pas le nommer) afin de profiter de la structure, de
la qualité des professeurs très compétents et du nombre de
partenaires variés et de niveau bon à très bon (Frédéric
Demontfaucon et Guillaume Fort sont au Stade mais il y a
d'autres très bons judokas). Ils espérent ainsi franchir un
palier. Notez qu'ils n'ont pas laissé leur club d'origine et
de toujours (le T.B.J.) où ils ont gardé leurs copains et où
ils vont de temps en temps s'entraîner. Je m'excuse d'être
un peu long mais je pensais qu'il était bon de nous situer.
Pour revenir donc à notre sujet je dirai que je constate
aussi une diminution des groupes cadets et juniors dans tous
les clubs car je suis mes enfants et je connais presque
aussi bien les autres jeunes de leur âge dans les autres
clubs. C'est vrai qu'entre 15 et 20 ans les jeunes sont
attirés par pleins de choses plus "faciles" et plus
"brillantes" que de faire de la compétition le week-end et
de s'entraîner quelques soirs par semaine (sans compter les
études). C'est d'autant plus vrai pour le judo car j'estime
beaucoup les judokas-compétiteurs qui pratiquent un sport
difficile, très technique, qui demande une grande condition
physique et, surtout, beaucoup de modestie et maîtrise de
soi. Ce dernier point est très important car, lorsque la
victoire est là c'est agréable, mais quand on est battu, que
l'adversaire vient de nous mettre un bel ippon applaudit par
le public, on doit se sentir bien frustré et bien seul dans
sa défaite. Il faut alors savoir l'accepter et saluer son
vainqueur et, souvent, se rhabiller pour rentrer chez soi en
ayant perdu ses illusions de médailles ! Dans ces cas-là il
faut être vraiment fort et motivé et avoir un soutien
(familial ou du club) pour continuer à bosser ce magnifique
sport. L'idée d'organiser des championnats 2ème division
pour les jeunes me paraît excellente car elle devrait
permettre aux "moins bons" d'avoir plus de chances dans des
compétitions plus abordables même si c'est vrai qu'on risque
d'y retrouver des "plus forts", mais moins nombreux,
éliminés prématurément des compét' supérieures. A cela je
voudrai ajouter quelque chose qui me tient vraiment à coeur
et que je n'ai pas toujours compris depuis 14 ans que je
suis dans le monde du judo : beaucoup de fédérations font
des efforts pour se faire connaître, pour faire évoluer
l'image de leur sport, pour la rendre plus facile à
comprendre, moins hermétique pour le grand public, mais
qu'est-il fait par la fédé du Judo ? Les autres fédérations
ont compris une chose importante : - le sport d'élite est
obligatoire pour véhiculer l'image du sport : il permet à
ceux qui pratiquent de servir d'exemple et d'objectif à
rêver d'atteindre. il permet au grand public de voir ce que
les grands champions sont capables de faire et d'atteindre
en terme de techniques. Si je prends l'exemple d'un artisan,
je suis admiratif de voir la dextérité et la maîtrise d'un
très bon artisan mais je ne serai pas impressionné par un
artisan maladroit...
- le sport de masse est obligatoire car, au delà de l'aspect
financier (pas mal de clubs vivent grâce aux 200
mini-poussins et poussins qu'ils drainent...), il apporte la
reconnaissance au niveau du pays et la possibilité de
dégager des futurs champions.
Pour le deuxième aspect, je pense que la FFJDA maîtrise bien
son sujet car le judo reste toujours un des premiers choix
d'activités pour les parents lorsqu'ils en cherchent pour
leur rejeton. Pour le premier, je pense qu'il y a un énorme
manque : mis à part les JO, combien de minutes (je ne parle
même pas d'heure) sont consacrées sur le média principal, la
TV, aux compétitions importantes du genre Mondiaux, Europes,
voire grand tournoi ?
A part Douillet, quels sont les judokas que connaissent les
Français non pratiquants ?
Bien sûr le Foot est une extrême qu'il ne faut pas chercher
à copier mais il a une aura importante auprès des jeunes
(même mes fils pourtant pas footeux connaissent pas mal de
joueurs et se sont mis à taper la balle avec des copains).
Je pense que la Fédé a un chantier important à mener pour
que ces images des judokas Français (par bonheur nous sommes
compétitifs au niveau mondial dans ce sport) apparaissent
suffisamment souvent pour motiver les jeunes et ainsi,
peut-être, les garder. Je ne suis pourtant pas sûr qu'elle
veuille vraiment ouvrir ce chantier et c'est dommage. Leur
magasine (Judo magasine) est pourtant un moyen de
communication que je trouve excellent (je n'en rate pas un),
leur site Web est très bien fait mais tout cela reste
adressé à un public limité et "connaisseur". Voila, je vous
demande de me pardonner car j'ai été un peu long mais
l'occasion était bonne pour s'exprimer.
Bonne année 2003 à tous et bon courage aux judokas pour les
compétitions à venir.
Jean-Claude CARRERE
CNES Toulouse - Bpi 1201
Exploitation des systèmes Opérationnels
Dept. Traitements et Télémesures
*05.61.27.37.86, Fax 05.61.28.16.40
*
jean-claude.carrere@cnes.fr
From:
petite-baleine@oreka.com
DES IDEES POUR FAIRE AVANCER LE SCHMILBLICK.
J’ai lu Rodolphe avec
intérêt ta chronique et sache que tes sentiments sont
partagés. Oui on pratique et enseigne un sport formidable.
On est certes 600.000 licenciés, mais sûrement au moins 1
million si, on compte les anciens pratiquants. La discipline
a une bonne image auprès du public, néanmoins ce n’est rien
à côté de son potentiel. Garder nos jeunes, leur donner les
moyens de réussir et de s’accomplir sont des pistes à
étudier. La création d’un championnat pour nos ados qui ne
sont pas en sport étude. Pourquoi pas ? Mais, je pense
personnellement que c’est l’accumulation de petits couacs
qui fait bugger le tout.
La France compte 5500 clubs
et en majorité des petits clubs de 50-60 licenciés. Dans ces
clubs, il existe des jeunes passionnés par le judo.
Néanmoins ils arrêtent. Tu le sais je
suis originaire d’un petit club de cambrousse, j’ai pas mal
bougé, et, j’ai vu ce qui se faisait à l’université, en
classe sport étude, dans les gros clubs, et dans les petits
qui disposait d’un dojo.
Si la fidélisation du public
cadet/junior est difficile pour tous les clubs, pour les
petits clubs le problème se pose dès la catégorie minime. En
effet, bien souvent dans nos petits clubs (dans le vivier
des sports études), il n’y a pas toujours un cours pour les
benjamins minimes. Tu es benjamin/ minime et une crevette :
Cours des petits, tu es bien charpenté, précoce dans ta
puberté : cours adulte. Alors le tableau qui s’offre à
toi est le suivant : soit, tu dois faire toujours attention,
tu t’emmerde même et ton judo se sclérose, soit tu tombes et
tu ne fais jamais tomber alors tu doutes et bien souvent tu
arrêtes.
Vient alors s’ajouter à cela, le problème des TAPIS. AH
putain qu’est-ce que c’est chiant de poser et d’enlever les
tapis. Suffit que tu sois en pleine période d’acné et c’est
le bouquet. Ben ouais, on les enlève et on les remet, on se
fait critiquer parce que ça fait de la poussière…. Et au
final les tapis ne sont propres que le jour de la livraison
et le jour du nettoyage, quand nettoyage il y a.
Joignons à cela, la difficulté pour ces mêmes clubs de
proposer des cours en adéquation avec la demande des
adultes. Combien d’adultes ont pratiqué le judo et, arrêté
pour raison professionnelle ou parce qu’ils ont du
déménagé ? Sérieusement combien d’adultes ayant
pratiqué dans un contexte agréable seraient prêt à continuer
dans le petit club local, où les tapis ne sont jamais
posés ? Pour certains ça fait partie du folklore, ça
toujours été comme ça alors on se résigne. Mais le fait de
ne disposer d’aucuns lieu de pratique, lieu éducatif au
final est un handicap. En fait la question qu’il faudrait
poser est combien de judokas parmi ces 600 000 ont connu un
dojo ? Personnellement plus que la fidélisation, je
pense que la fédération doit s’évertuer à créer une culture
judo dans le pays.
-
Si la fédé ne peut faire
construire des dojos, elle peut faire germer l’idée.
Communiquer autour. Aider à éveiller l’intérêt. Il n’y a
pas de club de tennis sans terrain, mais il existe de
nombreux club de judo sans dojo. Imaginer des maisons du
judo un peu partout. Chaque commune à son église puis son
terrain de football, son terrain de tennis, un multisport,
sa salle polyvalente. La logique prochaine pourrait être
un club, un dojo. Fini les séances écourtées parce
qu’il faut libérer la salle, démontés les tatamis et, les
stockés dans un coin. Le dojo en campagne, le lieu de
rencontre des jeunes… beaux rêves ????
Fini les cours annulés car
la salle des fêtes est réservée pour autre chose…
L’opportunité
pour tous ces clubs de se développer, de disposer d’une
marge de flexibilité sur les créneaux, de proposer des
cours appropriés. D’en finir avec ce cours adulte où se
regroupent compétiteurs, judo loisir, technique, ju-jitsu et
où au final, personne n’est satisfait. D’investir dans du
matériel pédagogique adapté. En effet, quand tu as tout
juste la place pour les tapis et que tu les montes, tu ne
peux pas toujours avoir des tapis de chute, du matériel baby
judo….
-
Pour ce qui est des
compétitions, je suis plus pour l’organisation d’un
circuit pour chaque catégorie d’age. Ainsi il n’y aurait
moins de laissé pour compte dès la fin du 1er
trimestre. Des circuits, où la finalité est d’initier les
enfants à la compétition et non de faire de l’argent. Où
l’on recherche plus à bien organiser une bonne fête,
plutôt qu’une foire aux bestiaux. En gros, plus fédérer ce
qui se passe en club et cesser avec le judo business. Avec
ses frais d’inscriptions délirants, ce parcage des enfants
et des parents, cette intransigeance dans le contrôle des
passeports. Combien d’enfants se font recaler des
championnats pour problème administratif ? Je suis un
minime qualifié aux interrégions et, je ne combats pas car
j’ai pas tel papier. D’ailleurs vous n’avez jamais
remarqué que si vous vous inscrivez dans un club en
janvier votre licence n’est pas valable puisque le
duplicata s’arrête au 15 novembre.
L’organisation d’un tel
circuit m’apparaît d’ailleurs comme urgent pour les
catégories féminines. Combien de tournois, de compétitions
amicales de petits clubs s’adressent aux benjamines et
minimes filles ? Actuellement, si je suis une fille minime
et que je pratique en club, il y a de forte chance pour que
je me présente aux championnats officiels sans avoir fait un
tournoi de préparation. Il faut donc rétablir de l’équité.
En parlant d’équité. Connais-tu la dernière petite anicroche
permise par le règlement fédéral qui semble ne choquer
personne. Sais-tu qu’on peut en étant lycéen ou étudiant à
la fois, être qualifiée pour les France UNSS et les France
Corpo ? Si ça ne gêne personne alors ok j’accepte.
-
Enfin il est indispensable
que la fédération communique mieux avec ses jeunes
adeptes. La fédération est copier dans de nombreux
domaines par d’autres. Mais sur le côté spectacle, elle
doit faire de même et se remettre en question. Les
cassettes sur le judo sont soporifiques et pas attrayante
du tout. Le côté austère, ça ne marche pas. Je pense tout
comme toi qu’on peut mettre en scène le judo de manière
plus fun que cela soit à partir d’images anciennes ou
récentes. Une culture judo, ça se construit et
s’entretient, or nombre de nos jeunes ne connaissent
personne à part David Douillet. Voir une vieille photo de
Yamashita ou Geesink c’est bien mais le média vidéo est
plus sympa et efficace. De plus avec les moyens actuels,
il est sûrement possible de faire des montages dynamiques
sans dénaturer la discipline.
Brice (76)
From:
"nicolas PEREA" <nicojudo@club-internet.fr>
> Belle chronique, mais bon je crois que c'est le quotidien
du prof de Judo; Malheureusement.
> Deux exemples:
1°/ La fédération n'a aucune reconnaissance pour les clubs.
> Pourquoi faire une coupe de france cadets par équipe au
mois de juin, les
> jeunes sont déjà en compétition dès le mois de septembre
chez nous dans le
> loiret. Le gamin va faire des sacrifices pendant 10 mois,
alors que ces
> copains vont pouvoir profiter de la vie tous les
week-end.De plus le judo a > peut-être un problème
d'adaptation à la société de consommation, le Judo est un
> sport très dur moralement et physiquement; des fois on
s'entraîne comme un
> "barbare" pour rien
>
> 2°/ Je crois que le jeune qui commence à 6 ans, il est
lassé à 17/18 ans
> même si celui-ci a un niveau national cadets, Ceinture
Noire 1ER DAN et
> Arbitre F1(1er en coupe inter-régional cadets).On lui dit
> gentiment:"aujourd'hui je ne suis pas très satisfait de
ton entraînement"
Et là plus de nouvelle, plus de judo trop de travail?
mais aussi prime de
match au foot ? Bref, le jeune ne se pose pas la
question de savoir combien de
> week-end, son prof a consacré pour lui au lieu de
s'occuper de sa famille.
> Non il arrête et c'est tout!!! Et sa famille , INEXISTANTE
DE RECONNAISSANCE...
>
> Pour conclure, l'arrêt des jeunes est inévitable, je sais
je parle comme
> un cheval qui va à l'abattoir c'est à dire résigné et
pourtant je n'ai que
> 27 ans. ça fait mal un jeune qui arrête mais il faut faire
avec... Il faut
> s'occuper de ceux qui restent et continuer à vivre sa
passion car il y en
> aura d'autres, mais il y aura d'autres jeunes qui
resteront un jour sans
> être un champion tout en étant des gens qui méritent que
l'ons'occupe
d'eux.
nicolas (j3 Sports AMILLY JUDO)
Sent: Monday, December 16, 2002 7:36 PM
Subject: chronique de rodolphe
Je trouve
ton article tt a fait bien construit et explicatif tt
d'abord. Je suis judoka depuis 25 ans environ, j'ai
commencé en petit club et je me suis bien reconnu ou
plutot reconnu mes camarades ds ton discour. J'ai fait le
meme constat en matière d'abandon à grenoble, en sport
étude, et àprès mon année au Bataillon de Joinville. Moi,
c'est la compét qui m'a tjrs accroché et qui me fait
continuer, c'est clair. Ton idée de divers nivx de
compétition me semble tt a fait bien et reste à défendre.
C'est bien. Pour ce qui est des visites des champions,
c'est plutot de la responsabilité des dirigeants que des
athlètes, et puis le sport biseness aussi. Ds mon
expérience, je pourrais te proposer une idée, plus pr le
"recrutement" que ton problème mais ca se rejoint. j'ai
l'ai défendue aux Arcs, en station de ski, l'été. J'ai
animé le judo 2 ans et j'ai initié plusieurs centaines de
jeune au judo. La deuxième année, j' ai pu avoir des
images et autres bricoles de la fédé. mais c'est pas
assez, ils ont les moyens de promouvoir encore + l'activité.Persiste
et signe.
A+
Sent: Tuesday, December 17, 2002 12:18 AM
Subject: chronique de rodolphe
Etant
moi-même professeur de Judo et enseignant dans le Var
depuis un peu plus de 10 ans, j'ai lu avec beaucoup
d'attention cet article traitant entre autres de l'abandon
de la pratique du Judo de plus en plus fréquent dès que
nos élèves approchent les catégories d'âge cadets et
Juniors, voir même avant...L'idée est bien entendu bonne
de vouloir éventuellement créer une 2ème div chez les
jeunes ou des championnats des "judokas qui ne
s'entraînent que 2 fois par semaine", mais je suis
néanmoins sceptique quant à sa mise en place. Lorsque l'on
voit l'évolution ou la tournure qu'ont pris ces 3 ou 4
dernières années les championnats entreprises(ex-corpo
auxquels j'ai pris part personnellement près d'une
demi-douzaine de fois) et les 3èmes division que l'on nous
présentait au début comme des "animations", je me dis
qu'on va avoir du mal une fois de plus à empêcher certains
gros clubs et même certaines structures fédérales de
vouloir être à tout prix présents et meilleurs partout
quelques soit le niveau proposé en alignant
systématiquement leurs quelques éléments toujours très
prometteurs qui ont eu la malchance, les pauvres, de
"glisser" ou être victime d'un mauvais arbitre lors des
championnats du niveau dit supérieur..., et de pouvoir
ainsi sauver leur saison en étoffant leur palmarès d'un
titre ou d'un podium national largement plus à leur
portée. La preuve en est de la présence de plus en plus
nombreuse lors de ces championnats dits de seconde zone
d'anciens pensionnaires de la première div sur le retour,
de jeunes espoirs accompagné parfois même par quelques
responsables de pôle France ou espoir, j'ai même vu en 2
occasions aux France entreprises un ancien médaillé
olympique tenter d'y faire un come-back, sans résultats,
hélas pour lui, c'est dire si le niveau est accessible
pour les judokas sensés faire partie du monde du travail
et ne pouvoir s'entraîner qu'une à 2 fois par
semaine....Imaginer la même chose avec une 2ème div en
cadets et en junior : comment voulez-vous vérifier le
volume d'entraînement des judokas qui s'y inscriraient ?La
coupe du Var cadet a eu lieu il y a deux semaines, nous
sommes en Décembre, et tous ceux qui ne se sont pas
qualifiés pour le niveau régional ont quasiment terminé
leur saison à moins d'avoir la chance de faire partie du
pôle machin et d'être repêché hors quota !Bien sur il
reste les tournois, mais il n'y a quasiment plus un
tournoi en cadet qui soit d'un niveau accessible justement
à des judokas ne s'entraînant qu'en structure club. Alors
il reste la possibilité de s'orienter vers des sports sans
doute plus abordables et plus exotiques, où vu le nombre
de pratiquants, il est quasiment impossible de ne pas
parvenir à prendre enfin part à un championnat de France,
aussi "bidon" soit-il... J'ai en exemple un minime de chez
moi qui avait à priori un bon potentiel, il n'a pas eu la
patience de persévérer pour obtenir des résultats, ce
qu'il voulait, comme beaucoup, c'était gagner, vite et si
possible sans trop avoir à en baver. il a arrêté il y a 1
an de cela et il a
trouver sa voie : il est devenu champion de France minime
de joutes provençales et il a enfin eu son heure de gloire
au village où il habite... Certes, en vous relatant cela,
je me rends compte aussi que je ne propose pas de
solutions, mais y en a-t-il vraiment ?
Je l'espère et croyez-moi j'y réfléchi beaucoup, mais rien
ne vient ! J'espère ne pas avoir été trop long et à
bientôt sur les tatamis.

C'est
vraiment un dur combat, une "croisade" !!!
En ce qui me concerne, je suis BEES2
judo avec une licence STAPS spécialisée dans le handicap
et une équivalence à un 2ème degré en plongée . j'ai
bourlingué à travers le monde pendant des années ou j'ai
utilisé et vu des méthodes péda. modernes mélangées aux
traditionnelles ; pris de nombreux contacts avec le Japon.
Je suis de retour depuis 96 et victime du système
associatif français, je n'ai plus de club depuis 2 ans. Je
suis dans la région Cannoise qui compte peu de clubs à
cause des loyers prohibitifs. Enfin, le drame pour mois
est de voire mon jeune fils auquel on enseigne dans un
club fossilisé une pale copie de la methode kawaishi sur
un partenaire mannequin...
salut!!
Cet
article est tout à fait véridique, j ai 20 ans j pratique
depuis 4 ans et 1/2, donc presque 15 ans dans le même
club. En poussin on était un bon petit groupe, jusqu en
minime, les premiers sont partis pour leur travail
(Hôtellerie avec des horaire inadaptées pour la pratique d
un sport le soir). D autre pour le sport étude, mais les
études on endors pris le dessus. Aujourd'hui je suis le
seul de ma génération dans le club. et moi même je suis
obligé de diminué les fréquence d entraînement. J aime
bien certaine de tes idées comme faire des vidéos ou
améliorer l orga des compétitions. Sur Lyon on subit un
manque d effectif trop souvent, des mesure on été prise
cette année, mais c draconien. Aussi crée une 2nd div pour
les cadets c une bonne idée à développer. "on
pourrait apporter aux profs des techniques de
communication ou des outils efficaces, voir tout
simplement des idées pour fidéliser nos adhérents."une
idée pareil ne devrait par sortir d un judoka, le club de
judo en tout cas pour moi c d abord un esprit de famille,
on est pas dans un supermaché, pk pas une année gratuite
tt les dix ans aussi!! et puis l idée de faire une
compétition comme les supermotars de Bercy me parrait
difficile à réaliser. je critique mais propose rien pour
garder les jeunes, parsk la stabilité chez les jeunes, en
général c pas à l ordre du jours. Enfin c bien d
appeller le profète yaka mais si depuis tjrs les compets
sont comme ça y a une chtite raison. parceke les jeunes fo
bien les peser.... mais c bien vraiment bien d avoir
soulever c problème qui revient régulièrement o club
Vous
pouvez réagir à cet article en nous laissant vos idées, vos
critiques ou vos solutions. Nous publierons les articles les
plus pertinents.
